Après avoir subi de sévères revers au printemps dernier avec la perte des villes de Sens, de Joigny, de Tonnerre, de Migennes et de Saint-Georges-sur-Baulche, et échoué dans ses tentatives pour reconquérir les villes d’Auxerre et d’Avallon, l’UMP de l’Yonne s’est remise mercredi soir en ordre de marche.

 

A l’initiative de Guillaume Larrivé, conseiller municipal d’Auxerre et secrétaire départemental adjoint, une rencontre était organisée salle Vaulabelle à Auxerre, avec Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l’UMP, après avoir été pendant de longues années le conseiller politique de Nicolas Sarkozy.

 

Cette réunion a été l’occasion d’un vrai rassemblement de la famille icaunaise de la droite et du centre.

 

Outre les responsables départementaux de l’UMP : Patrick Gendraud, vice-président du Conseil général, Maire de Chablis, président départemental, et Jean-Philippe Bailly, secrétaire départemental, on notait, en effet, la présence :

 

-         du sénateur Pierre Bordier, conseiller général de Saint-Fargeau,

-         de Marie-Louise Fort, députée de la troisième circonscription de l’Yonne,

-         de François Boucher, conseiller général de Migennes, suppléant de Jean-Marie Rolland, député de la deuxième circonscription de l’Yonne, retenu à l’Assemblée nationale par des auditions qu’il effectue en tant que rapporteur du budget de l’assurance maladie,

-         d’Isabelle Bourrassin, conseillère régionale, conseillère municipale de Joigny,

-         de Pascal Bourgeois, conseiller général du canton de Toucy,

-         de Pascale Larché, conseillère municipale de Sens,

-         de Dominique Mary, conseillère municipale d’Auxerre,

-         de Dominique Verrien, maire-adjoint de Saint-Sauveur-en-Puisaye, animatrice du parti radical,  

-         de Fabien Cool, conseiller municipal d’Auxerre, président départemental du Nouveau Centre,

-         de Souleymane Koné, responsable départemental de Gauche Moderne,

-         ainsi que des Jeunes Populaires, groupés autour de leur responsable départemental Benjamin Henrion, à quelques jours de leur campus de Royan.

 

L’assemblée s’honorait enfin de la présence amicale de Guy Roux, présenté par Guillaume Larrivé comme étant « l’ambassadeur national et international d’Auxerre et du département de l’Yonne ».

 

S’adressant à près de 200 cadres et militants venus des trois circonscriptions, Guillaume Larrivé a tout d’abord insisté sur le fait que le Président de la République, le gouvernement de François Fillon, ainsi que la majorité parlementaire avaient « besoin d’une UMP forte dans l’Yonne pour accompagner, sur le terrain, le travail de réforme engagé, au plan national » mais également « pour préparer, au plan local, les victoires de demain ».

 

Marie-Louise Fort s’est ensuite attachée à présenter son collègue des Hauts-de-Seine, entré comme elle à l’Assemblée nationale à l’occasion des dernières élections législatives, et de l’entrée au gouvernement d’André Santini dont il était le suppléant.

 

Membre de la commission des Finances, il est rapporteur du budget de l’emploi et préside, dans le cadre du groupe parlementaire UMP, un groupe de travail sur le pouvoir d’achat. 

 

« A l’Assemblée on dit souvent de lui qu’il est l’œil et l’oreille du président de la République. C’est aussi une partie de ses méninges » a-t-elle ajouté, de façon flatteuse, en rappelant qu’il était le conseiller politique de Nicolas Sarkozy depuis 1993.

 

Ne ménageant ni leur temps ni leur peine, mobilisés très souvent en séances de nuit, les parlementaires du groupe UMP s’honorent d’avoir voté en un an 66 lois réformatrices.

 

C’est pour poursuivre ce travail de réforme souhaité par les français l’an dernier, lors des élections présidentielles et législatives, mais qui se heurte aussi à tous les conservatismes, que Frédéric Lefebvre a rappelé aux militants que le président de la République, le gouvernement et les parlementaires de la majorité avaient besoin de leur soutien actif.

 

Rappelant qu’au cœur des engagements présidentiels de Nicolas Sarkozy, il y avait l’ambition de réhabiliter le travail, Frédéric Lefebvre a déclaré qu’une première réforme avait été prise l’an dernier avec le vote de la loi TEPA (loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat), et plus particulièrement la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure qui s’avère être une véritable réussite.

 

Plus récemment, l’erreur historique des 35 heures, "ce boulet que traînait l’économie française", a été "cisaillée".

 

Un petit effort est aujourd’hui demandé pour une grande réforme, celle du Revenu de Solidarité Active (RSA) au bénéfice des exclus et des personnes travaillant à temps partiel. Exemples à l’appui, Frédéric Lefebvre en a défendu le bien fondé ainsi que le mode de financement envisagé. Nous y reviendrons dans un prochain billet.

 

La réforme suivante, a-t-il ajouté, concernera l’intéressement dans les entreprises, et son extension aux 50 % de français qui en sont pour l’instant exclus, ce qui permettra de mieux préparer la retraite de ceux qui travaillent aujourd’hui.

 

Après avoir répondu aux nombreuses questions qui lui ont été posées par la salle sur le financement du RSA, l’application du Grenelle de l’environnement, le plafonnement des niches fiscales et l'irresponsabilité des juges, Frédéric Lefebvre a lancé de nouveau un appel à la mobilisation des militants de l’UMP « pour faire gagner la France », confirmant que s’ils seraient appelés à voter en novembre prochain pour renouveler leurs instances dirigeantes départementales et locales, ils auraient également à choisir au printemps prochain leur tête de liste pour les élections régionales prévues en 2010.

 

Voir également le blog de Guillaume Larrivé sur le même sujet : http://guillaumelarrive.blogs.com/


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